L’informatique française en 2010


Aujourd’hui on a plus que ST Micro ( franco italien ) qui fabrique industriellement des micro-processeurs ARM

Tout n’est pas perdu, même si l’invasion de gadgets hi-tech et de PC made in Taiwan peuvent laisser une autre impression. J’ai rédigé se billet suite à la remarque dépitée de qqun à propos de l’invasion de produits fimportés d’ Asie.

Supercalculateurs :

Le nombre de supercalculateurs dans le top 500 par pays est le suivant :

1. USA : 282 (56,4 % des supercalculateurs)
2. Royaume-Uni : 38 (7,6 %)
3. France : 27 (5,4 %)
4. Chine : 24 (4,8 %)
5. Allemagne : 24 (4,8 %)
6. Japon : 18 (3,6 %)
7. Russie : 11 (2,24 %)
8. Suède : 8 (1,6 %)
9. Canada : 7 (1,4 %)
10. Italie : 7 (1,4 %)

Bull aujourd’hui nous construit des super calculateurs : le Tera 10 ( en 2005 ), puis le Tera 100 ( en 2010 ).

Sa puissance théorique de 1,25 Petaflops le classe parmi les trois supercalculateurs les plus puissants au Monde. Il intègre 140 000 cœurs Intel® Xeon® série 7500.

Bull Tera 100

Intel est en train de plancher sur des microprocesseurs à 400 coeurs, bientôt les supercalculateurs vont tenir dans une valise.. Ce qui risque de révolutionner ce domaine.

La technologie ne permet pas d’aller plus haut en fréquence, aussi actuellement Intel et d’autres se tournent vers le calcul parallèle, en faisant travailler de multiples coeurs, intégrés dans la même puce, au lieu d’assembler des armoires de cartes..
La grande longueur de cables , ne permet pas non plus de fonctionner à très haute fréquence..

Le pôle d’excellence de Minatec à Grenoble.

Minatec

Le LETI, spécialisé dans les nanotechnologies travaille sur les nouveaux matériaux qui composent les chips : les substrats et les nouveaux capteurs, dans des domaines où il y a une forte valeur ajoutée comme le médical.

http://www.leti.fr/fr/Decouvrez-le-Leti/Qui-sommes-nous

Il fabrique également des chips spéciaux.

Le transfert de technologies aux startups à l’air de bien fonctionner.

Il semble qu ‘on ait enfin tiré les leçons du passé.

Un exemple : la Société Soitec , dont j’entends parler en ce moment sur BFM à propos de la Bourse, vend ses substrats SOI Smartcut, étudiés par le Leti dans le monde entier.:

Matériau SOI
Un matériau révolutionnaire

Le SOI, « silicon on insulator » ou « turbo silicium » est un matériau silicium de nouvelle génération permettant d’insérer grâce à la technologie Smart Cut™ de Soitec, un isolant entre la couche de silicium actif sur laquelle est gravé le circuit intégré, et le substrat servant de support mécanique.

Soitec

Mémoires RAM non volatiles :

Réalisées avec des mini tores de ferrite et un tissage de fils, à la main, assez judicieux, elle étaient encombrantes ,chères et de faible capacité.

ram à tores ferrite

La société Spintec fabrique aujourd’hui des mémoires magnétiques non volatiles, pour l’embarqué, qui tiennent dans des chips.

Les capacités encore faibles, mais plus inportantes qiu’avec l’ancienne technologie devraient rapidement évoluer.

Leur principal avantage par rapport aux autres technologies de mémoires non volatiles, et qu ‘elles sont très rapides et inusables, ce qui n’est pas le cas des cartes SDRam, qui ne supportent qu ‘un nombre de cycles pas très élévé.

http://www.spintec.fr/spip.php?rubrique78

http://www.nanowerk.com/news/newsid=8063.php

Mais aussi la société Kalray, créée avec le LETI et le CEA de Saclay.

SOFRADIR


http://www.sofradir.com/products/pluton_lw.htm

MOVEA

http://www.industrie.com/it/actualites/movea-detecte-vos-mouvements.7358

ULIS

http://www.ulis-ir.com/index.php?infrared-detector=documentation

KALRAY

Kalray : des puces programmables pour le marché haut de gamme

Lancé en juillet 2008, Karlray est un projet commun regroupant le Leti et son homologue CEA-List de Saclay, en Île-de-France. Son activité : concevoir des processeurs massivement parallèles, pour la production à petite ou à moyenne échelle de systèmes embarqués haut de gamme dans les domaines électronique, industriel et professionnel.

De plus, les processeurs Kalray disposent d’un délai de commercialisation réduit.
« Les produits Kalray se différencient par une faible consommation d’énergie et une grande flexibilité de programmation. Son laboratoire commun avec le CEA bénéficie d’un écosystème technologique unique et la société se trouve à proximité des centres de conception de ses principaux clients. »

Joël Monnier
PDG de Kalray

http://www.kalray.eu/

Dans le domaine des logiciels , l’ INRIA ( autrefois l’ IRIA ) a des thèmes de recherches innovants. INRIA

Pole de compétitivité Aerospace Vallée ( Midi Pyrénées, Aquitaine )

Le DAS Systèmes embarqués cible ses actions vers les systèmes embarqués à bord d’avions, de satellites, de véhicules ferroviaires, d’automobiles et autres véhicules routiers, d’engins de défense. Réalisés à partir de composants matériels et logiciels, ils incluent les capteurs, les actionneurs, les moyens de gestion de l’énergie, de communication et de traitement de l’information. Fortement intégrés sur des micro-systèmes ou dans des systèmes complexes, ils réalisent des fonctions sensorielles, de commande, de supervision, d’interaction ou de décision.

La nécessité d’  » embarquer  » ses systèmes conduit à examiner plus particulièrement les problématiques de robustesse du développement, de sûreté de fonctionnement, de comportement temps réel, d’interaction homme-système, de diagnostic, de gestion et de conversion d’énergie et de contraintes sévères d’environnement.

Le DAS se propose d’en traiter à la fois les aspects technologiques et les aspects ingénierie (méthodes et outils). Cette approche conjointe  » composants  » et  » génie système  » permettra d’augmenter notre compétitivité dans le développement, la production, le maintien en conditions opérationnelles de ces systèmes, ainsi que dans la fourniture des services associés.

Enfin, les caractéristiques communes des systèmes traités par ce DAS, sont un atout fort pour une large mutualisation des résultats sur l’ensemble des domaines de l’aéronautique, de l’espace, du transport terrestre et de la défense.

Au-delà des projets aujourd’hui pilotés au sein de 3 programmes fédérateurs (génie système et logiciel, gestion de l’énergie et interfaces homme/système), le DAS propose des rencontres thématiques dans son domaine permettant aux partenaires du pôle des échanges et la diffusion sur les résultats et l’évolution des technologies.

http://www.aerospace-valley.com/fr/projets/projets-cooperation/?das=6

Hardware :

Les calculateurs d’antan, genre T2000 et Solar sont peu à peu remplacés par des PC industriels, raccordés sur les automates programmables, qui ont beaucoup évolué ( ce serait trop long à décrire : de simple machine à gérer des E/S TOR, totalement isolée, avec leur capacité à dialoguer ils ont suivi l’évolution du matériel qu’ils pilotent, jusqu à se décentraliser dans les machines, qui embarquent de plus en plus d’électronique ).

Tout ce matériel doit respecter des normes beaucoup plus sévères, que celles du matériel destiné au grand public, réalisés avec des composants haut de gamme, soumis à de sévères contraintes d’environnement, qui justifient le prix plus élevé est encore fabriqué en France , généralement par des PME , capables de faire du sur mesure pour l’embarqué.

Un aperçu :


http://www.hellopro.fr/calculateur_embarque-mt.html

http://www.tronico.com/article/applications-et-produits.html

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