Architecture du système informatique de l’ A380 A350 A400M , bus AFDX


Une super vidéo de Safran décrit cette nouvelle architecture plus complexe que les précédentes, pour répondre aux besoins des avions modernes et à la baisse des coûts.

La norme DO178B n’étant plus adaptée, aujourd’hui c’est la DO178C

Un nouveau type de bus a été mis au point par Airbus et devent un standard : le AFDX proche des protocoles internet ( au lieu des bus CAN et autres bus de terrain ) mais contrairement à l’internet : on ne doit pas perdre de paquets et ils doievent arriver dans l’ordre.

Un seul fil transporte une centaine d’informations différentes à la suite, ce qui demande une gestion stricte du temps, simplifiant encore le cablage et réduisant le poids de cuivre. On utilise deux voies redondantes

Les systèmes informatiques sont classés par ordre de criticité, depuis l’avionique jusqu ‘au confort passagers.

Contrairement à ce que j’imaginais, dans l’aviation on ne s’arrache pas le tout dernier processeur hyperpuissant ou les dernières technologies qui viennent de sortir. On utilise des technos qui ont fait leurs preuves pendant au moins dix ans, avec des taux de pannes très faibles, selon les niveaux de criticité.. Pas de fibre optique pour l’instant.

Ainsi je comprend mieux pourquoi les russes qui sont en retard sur les µproc dernier cri, à couche très très mince, dont la fiabilité n’est pas assurée,( coups de fodre en particulier ) ne sont pas du tout en retard dans les performances de leurs avions. Ce sont les champions du faire simple, pas cher et efficace contrairement aux USA trop ambitieux qui sont les champions de l’usine à gaz et n’arrivent plus à mettre au point leurs logiciels ( voir le F35 de Lockeed Martin). Ce retard n’est donc pas pénalisant.

Dans le même genre, ils n’utilisent pas de multicoeurs ( tout au moins dans la partie avionique ) car la gestion de la répartition des taches entre les coeurs n’est pas assez précise ( déterministe ).

Parce que pour la certification , il faut prouver que la boite noire fait ce qu’elle doit faire et expliquer comment elle le fait, les processeurs CISC sont beaucoup trop complexes au niveau des pipelines pour accélérer les perfs.. Ils font aussi une optimisation du code, aussi le code exécuté n’est pas celui qui est écrit dans le programme. Il traine parfois des bugs dans les processeurs.

Donc le bon vieux Power PC est préféré, associé à des FPGA, donc des circuts programmables dont on peut maitriser parfaitement les tâches qu’ils doivent accomplir et le temps de traitement

Pour la même raison ils n’utilisent pas dans la partie avionique de Linux temps réel, mais un OS spécifique : un scheduleur qui conditionne le lancement des taches temps réel ( on ne gère pas de fichiers, ni on ne lance d’applications )

D ‘autres documents :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Avionics_Full_DupleX

http://www.artist-embedded.org/docs/Events/2007/IMA/Slides/ARTIST2_IMA_Itier.pdf

http://www.sqs.com/in/_download/DO-178C_ED-12C.pdf

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